Le Site du Pont du Gard accueille l’exposition IAV (Intelligence Artificielle Vivante) de Jimmy Richer du 1er octobre au 7 novembre 2021, en partenariat avec le Département du Gard, la Drac Occitanie, le Frac Occitanie-Montpellier, le Frac Franche-Comté, Échangeur 22 et le CACN Centre d’art contemporain de Nîmes.

Rencontre avec l’artiste Jimmy Richer

A l’occasion de l’expo IAV, le Site du Pont du Gard vous propose de faire connaissance avec l’artiste montpellierain Jimmy Richer. Nous avons pu échanger sur sa passion pour le dessin et sur ses travaux.
Nous avons même eu la chance de le voir en plein travail, lors de la réalisation de l’une de ses œuvres inédites et éphémères créée sur place quelques jours avant l’ouverture de l’exposition.

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Pour commencer, pouvez-vous simplement vous présenter, nous dire qui vous êtes, d’où vous vient votre passion pour l’art ?
Je suis Jimmy Richer, un artiste montpellierain qui a fait les Beaux-Arts de Montpellier pendant 5 ans. Je suis diplômé depuis 2014. Ma pratique tourne autour du dessin que l’on peut retrouver sous différentes formes, ça peut être sur papier, en fresques ou sous forme d’installations.

Vous utilisez différentes techniques, mais vous semblez avoir un intérêt plus prononcé pour l’encre de chine pour vos dessins. Que vous apporte cette encre en particulier ?
C’est un outil qui est assez récurent. C’est vrai. A l’origine, je travaillais beaucoup avec des feutres noirs. L’encre de chine, je l’utilise uniquement pour le tracé du dessin et effectivement cette encre, ça permet de travailler très rapidement avec beaucoup de surface. C’est une encre qui est très couvrante et qui permet de dessiner au pinceau et donc de gagner beaucoup de temps.

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Avez-vous suivi des cours, ou vous considérez-vous plutôt comme un artiste autodidacte ?
Je ne pourrais pas prétendre être un autodidacte, puisque j’ai fait une école d’art; les Beaux-Arts de Montpellier de 2009 à 2014. En revanche, je n’ai pas baigné là dedans en étant petit. A l’origine, j’ai plutôt une passion pour la bande dessinée, le cinéma d’animation. Des choses plutôt dans les arts graphiques ou dans les arts plus populaires. Ce bagage là, je l’ai pris avec moi aux Beaux-Arts. J’ai une formation professionnelle et en même temps j’ai quand même un bagage artistique qui était avant cette école d’art. Peut-être un peu des deux.

Où trouvez-vous vos inspirations ?
Dans beaucoup de choses. Parce que quand on est artiste professionnel, on n’attend pas que les idées viennent, on va les chercher. Ça nécessite de beaucoup lire, de regarder beaucoup de films, d’écouter beaucoup d’émissions, de documentaires. Etre vraiment curieux de beaucoup de choses. En l’occurrence, moi mes centres d’intérêt gravitent autour de la littérature, de l’histoire et la recherche scientifique.

Quel est le thème de l’expo que vous allez présenter au Pont du Gard?
Pour développer rapidement, l’expo s’appelle IAV (Intelligence Artificielle Vivante). C’est une notion que beaucoup de chercheurs sont en train de développer qui serait que l’artifice ne serait pas que le propre de l’être humain. Chaque forme de vivant produit une forme d’artifice pour vivre dans son environnement. Par exemple, les plantes vont produire de l’oxygène… En fait, l’intelligence artificielle vivante regrouperait tout ce qui est vivant sur terre. En même temps, dans « IAV », on entend « Yahvé, le dieu qui serait à l’origine du monde » et IAV « Yahvé quelque chose ».

Trois temporalités que l’on peut retrouver dans l’expo. C’est celui d’un temps un peu primitif, celui de la création du monde, celui plus contemporain ; des catastrophes, des mouvements naturels et un temps plus futuriste celui sonore avec l’oeuvre de Guilhem Causse qui reprend des sons de la nature mais reproduits par la machine.
Plus du tout dans quelque chose de naturel mais complètement artificiel du coup et fait par la machine.

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Quels sont vos projets pour la suite ?
Pas mal de choses. Une fois que l’expo du Pont du Gard sera terminée, j’ai une résidence d’artistes à Lourdes et une autre résidence en Normandie avec une expo personnelle. Et après, plusieurs interventions en milieux scolaires, en établissements en Occitanie.

L’exposition du Pont du Gard présentera une série de dessins grands formats de Jimmy Richer, une pièce sonore de Guilhem Causse ainsi qu’une sélection d’œuvres du Frac Occitanie-Montpellier et du Frac Franche-Comté.

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Infos pratiques :

Dans la Salle d’exposition temporaire en Rive Gauche

Du mardi au dimanche, de 10h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h

Pass sanitaire exigé pour la visite de l’exposition / Port du masque obligatoire sur l’ensemble du site.