Après la fin de l’hiver, les jeunes pousses de printemps sortent de terre et parsèment nos garrigues, jardins et champs d’un joli tapis vert.

Il n’y a qu’à se baisser pour goûter aux saveurs de nos campagnes. On a testé pour vous la balade maraîchère sur le Site du Pont du Gard et on vous a concocté une petite sélection de notre cueillette du jour. Au menu de ce printemps : salade sauvage de pissenlit, cressonnette, relevé de quelques pétales de pimprenelles … On s’en lèche les babines d’avance !

Suivons notre guide Sonia Sabatier, adjointe à la Médiation culturelle du Site du Pont du Gard pour une savoureuse promenade matinale dans Mémoires de garrigue à la recherche des plus belles plantes à croquer !

Les salades de la garrigue

Premiers spécimens rencontrés sur la parcelle d’herbe à l’entrée du site : de l’arrucat et de la chicorée. Pour des yeux de novices, difficile de faire la différence entre pissenlit, arrucat, chicorée ou roquette sauvage … mais à plus y regarder, il y a bien quelques variations. L’une à la tige plus rouge, ou avec des petits points blancs, l’autre est plus aplatie et le vrai pissenlit à en croire notre guide ne produit qu’un seul bouton … mais pas d’inquiétude le faux pissenlit se mange aussi !

Un peu plus loin, le long du muret nous avons eu la chance d’observer précocement la fameuse St Joseph, un 13 mars … alors que celle-ci ne pointe ses feuilles qu’à la St Joseph normalement le 19 mars. Nous n’avons pu la goûter qu’avec nos yeux, le spécimen étant rare sur le Site du Pont du Gard. Nous ne dévoilerons donc pas le fameux spot, connu uniquement de notre guide. Avis aux esprits curieux,  cueilleurs avertis et autres chasseurs de salade pour partir à sa recherche en longeant tous les murets du site (et oui on n’est pas comme ça on vous donne quand même un indice). Bref la St Joseph se distingue des autres salades sauvages, par ses grandes feuilles (un peu comme la salade romaine). Il parait qu’elle est douce en bouche.

Cap sur Mémoires de garrigue pour la dernière étape de notre périple. Au hasard du chemin dans un coin un peu ombragé nous voici en train de ramasser un peu de doucette (un équivalent de la mâche) et un peu de cressonnette (un équivalent du cresson). Un peu plus loin notre guide nous montre un exemple de pétarel et de pimprenelle. Des noms de plantes qui résonnent parfaitement avec le doux parfum de printemps qui laisse deviner toute la fraîcheur de leur saveur. Notre coup de coeur va pour la pimprenelle qui offre un goût de noix, une réelle expérience en bouche ! Enfin à cette époque vous pouvez également avoir la chance de tomber sur une raiponce, une sorte de radis qui se mange également en salade.

Pour terminer voici les conseils de notre guide pour savourer toutes ces herbes sauvages : privilégiez une vinaigrette à base d’ail (pas de moutarde) et ne pas hésiter à mélanger ces salades sauvages plus fortes en goût et souvent plus amères avec des salades plus traditionnelles !

Si, vous aussi, vous souhaitez profiter des conseils de Sonia, une animation vous est proposée dimanche 19 mars. Venez au goûte-campagne ! Il reste encore quelques places disponibles – inscription obligatoire au 04 66 37 50 99 – Plus d’infos