La capitelle située sur le parcours d’interprétation « Mémoires de garrigue » à deux pas du Pont du Gard, s’est fait une petite beauté en février dernier. Le Syndicat mixte des gorges du Gardon (SMGG) est intervenu pour restaurer ce patrimoine vernaculaire.

Datant de la deuxième moitié du XIXe siècle, cette ancienne capitelle se dégradait, l’Etablissement Public du Pont du Gard a alors décidé de faire appel à ces spécialistes en matière de restauration de patrimoine bâti historique. Douze professionnels ont œuvré sur ce chantier pendant 26 jours. Les travaux réalisés par le Syndicat mixte des gorges du Gardon ont été encadrés par Magali Bauza, chef de chantier, spécialiste des ouvrages en pierres sèches et de l’aménagement de l’espace naturel.

Photo équipe d'intervention restauration capitelle

 

 

 

 

IMG_0341BDCette capitelle est construite avec les matériaux trouvés à proximité, pierres sèches assemblées sans aucun joint. Son poids est estimé entre 18 et 22 tonnes, mesure 2m20 et ses dimensions sont de 2×40 par 2×40. La voûte se tient dressée car le bâtisseur initial tenait à utiliser de grandes dalles de manière empirique afin de récupérer certains éléments techniques qui faisaient défaut.

Les outils utilisés pour cette restauration sont les mêmes que ceux qui ont servi à la construction du Pont du Gard : des macettes, des chasses, des pointerolles, des aiguilles et la polka.

IMG_0238BD

Si vous êtes curieux, nous vous invitons à aller découvrir cette jolie capitelle sur le parcours de « Mémoires de garrigue » sur la rive gauche !

Toutes les infos sur « Mémoires de garrigue »

 

Faisant également partie de la réserve de Biosphère des gorges du Gardon, le SMGG travaille en collaboration avec le Pont du Gard pour d’autres événements tels que la Nuit de la chouette ou comme la venue d’un troupeau de moutons dans les gorges du Gardon.

Le saviez- vous ?

Le terme « capitelle » est la francisation du languedocien capitèlo. « Capitèlo, Cabanau, Cabaneto : petit abri à pierres sèches dans une vigne ou un champ. Ces petits abris pour la tête (cap) ou pour le cuvier à vendange tendent à disparaître et sont remplacés par des mazets plus confortables. » La dénomination de capitelle est couramment employée dans le secteur de Nîmes. Dans les zones géographiques de Sommières, de la Vaunage et d’Uzès, c’est le mot cabane que l’on retrouve dans les textes et qui devrait être utilisé. Cette appellation est usitée à Sanilhac : la cabane du Bayonne. Dans le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône, c’est le mot borie ou bori qui est employé. Bien que leur origine soit incertaine, celles que l’on retrouve aujourd’hui en bordure des parcelles sont le plus souvent datées du XVIIIe siècle, voire du XIXe siècle.

Source : Dictionnaire analogique et étymologique des idiomes méridionaux de Louis Boucoiran 1875

Le SMGG et le patrimoine bâti 

Le Syndicat mixte des gorges du Gardon a pour mission, entre autres, de restaurer ou remonter intégralement le patrimoine bâti historique ou emblématique des gorges du Gardon grâce notamment à son chantier d’insertion et d’utilité sociale. Fondé en 1993 de la volonté du Département du Gard de préserver et de mettre en valeur le site, il réhabilite des capitelles, des murs de soutènement et des calades. Il a même créé de nouvelles infrastructures à la demande des communes. Il a bien d’autres missions : protection de la faune et la flore, sensibilisation à l’environnement, développement local … Les missions du SMGG

Tout savoir sur le SMGG !